Aides poétiques


 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 ABECEDAIRE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
sandipoete
Fondateur
Fondateur
avatar

Masculin
Nombre de messages : 65
Age : 64
Date d'inscription : 03/06/2007

MessageSujet: ABECEDAIRE   Lun 4 Juin - 16:02

ABECEDAIRE

Alexandrin
Vers dodécasyllabique (de douze syllabes).
Son nom lui vient d'un poème en vers de douze syllabes sur Alexandre le Grand datant du XIIème siècle. L'alexandrin classique est divisé en deux groupes de six syllabes : les hémistiches, séparées par une césure, les rimes masculines alternant obligatoirement avec les rimes féminines.
Acrostiche
Pièce de vers composée de telle sorte que les premières lettres de chaque vers mises bout à bout forment un mot, un nom ou une expression. Si une série de lettres finales ou intermédiaires forme également une entité, on parle d'acrostiche double. L'usage de l'acrostiche est ancien. Il a souvent constitué une signature dissimulée, comme dans la fin du poème de François Villon, la Ballade pour prier Notre-Dame.
Allitération
C'est une répétition d'un même son consonne. Le cas le plus célèbre d'allitération se trouve chez Racine:
Citation :
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes
Il s'agit ici d'une allitération en [S]
Petit pastiche amusant (d'après une idée originale de Bruno D.) :
Citation :
Qui sont ces usagers qui surfent sur nos sites ?
NB:
- Ne pas confondre l'allitération avec l'assonance.
- L'allitération est souvent utilisée pour produire une harmonie imitative.
Assonance
Ce mot désigne la répétition d'un même son voyelle dans un énoncé. L'assonance peut être utilisée pour produire une harmonie imitative.
Citation :
Lève, Jérusalem, lève ta tête altière (Racine)
Il s'agit ici d'une assonance en [è]
Rem: on tient compte ici des sons, et non des lettres. Ainsi, on pourra trouver une assonance en [ou], [an], [on] etc.
Ballade
Poème formé de trois strophes et d'un envoi composés sur les mêmes rimes. Le dernier vers de
la première strophe est repris comme dernier vers des autres strophes ainsi que de l'envoi.
Césure
On appelle ainsi la coupe principale dans un vers, par exemple celle qui sépare l'alexandrin en deux mesures de même longueur: les hémistiches.
Chiasme
Figure de construction utilisant deux procédés : la répétition et l'inversion. Il existe différentes
sortes de chiasme : chiasme phonétique, chiasme rythmique, chiasme sémantique, chiasme grammatical
Décasyllabe
Vers de dix syllabes. Dès le XIIIème siècle, il devient le grand vers lyrique. L'alexandrin le
concurrence fortement au XVIème siècle et il ne retrouve la grande poésie qu'au XIXème siècle. Sous sa
forme classique, il est souvent césuré après la quatrième syllabe ; le rythme est alors 4 6 mais on peut
aussi le rencontrer sous la forme 6 4. Le rythme 5 5 existe aussi.
Diérèse
Dans certains mots, deux (sons) voyelles se suivent: lion, nation, suer. La prononciation «normale», ne sépare pas les deux sons, autrement dit on les prononce comme une seule syllabe.
Mais dans un vers, il peut arriver qu'on sépare ces deux sons.
On appelle donc diérèse la séparation en deux syllabes de deux voyelles en contact.
Exemple :
li-on, na-ti-on, su-er, inqui-étude
Lorsque plusieurs voyelles se suivent dans un mot et forment ou non diphtongue, il est essentiel de savoir si elles forment une ou deux syllabes, car la régularité et la diction du poème en dépend. La prononciation en deux syllabes de deux voyelles contiguës s'appelle diérèse ; la prononciation en une syllabe de deux voyelles contiguës s'appelle synérèse. Cette distinction peut être justifiée par l'étymologie latine. Mais c'est ici le versificateur qui décide en dernière instance -non les règles de la prononciation et non l'étymologie.
Distique
On nomme ainsi une strophe qui ne comporte que deux vers.
Envoi
Partie d'un poème dans laquelle l'auteur s'adresse aux personnes à qui le poème est dédié.
Épigramme
(du grec épigramme - inscription) est une courte pièce généralement de quatre vers et dont le
dernier, appelé la pointe, est destiné à égratigner ou à blesser l'amour-propre de l'adversaire. La plus
célèbre est celle de Voltaire qui "assassina" le critique Fréron :
Citation :
L'autre jour au fond d'un vallon Un serpent piqua Jean Fréron.
Que pensez-vous qu'il arriva ? Ce fut le serpent qui creva.

Hémistiche
C'est le nom donné à un demi vers. La fameuse césure à l'hémistiche est en fait une pause (une coupe) située au milieu du vers.
Le résultat de cette pause rythmique s'appelle l'hémistiche qui est un demi- vers :
Citation :
De quel soleil,// de quel divin flambeau
Vint ton ardeur?// lequel des plus hauts Dieux,(...)
(Joachim du Bellay)

Hiatus
Choc de deux voyelles, l'une finale, l'autre initiale. Ce choc est surtout désagréable lorsqu'une
voyelle se rencontre avec elle-même, comme dans « il alla à Amiens » ; on l'évite, pour cette raison, en
poésie et même dans la prose. L'hiatus n'est formellement proscrit que depuis Malherbe; tous les poètes
l'admettaient avant lui, et le plus souvent fort heureusement.
Jeu-parti
Genre médiéval. Dialogue strophique entre deux poètes.
Kyrielle
Une rime est dite kyrielle lorsqu'elle consiste dans la répétition d'un même vers à la fin de chaque couplet ou de chaque strophe.
Lambe
Pied de vers composé composé d'une brève et d'une longue accentuée.
Métaphore
Figure de style qui rapproche un comparé et un comparant, sans comparatif (contrairement à une comparaison).
Mètre
type de vers déterminé par le nombre de syllabes.
On désigne ainsi la longueur d'un vers.
On dira donc : le mètre de ce vers est 12 dans le cas d'un alexandrin
Octosyllabe
Vers de huit syllabes qui ne comporte pas obligatoirement de césure mais qui possède toujours une syllabe plus accentuée. C'est le vers le plus ancien de la poésie française.
Pantoum
Originaire de Malaisie, il fut cité par Victor Hugo dans les notes des Orientales, et a été en faveur chez les romantiques. Il est écrit en strophes de quatre vers. Deux thèmes y sont traités parallèlement, l'un dans les deux premiers vers, l'autre dans les deux derniers de chaque strophe. Les vers 2 et 4 de chaque strophe reviennent comme vers 1 et 3 de la suivante.
Poème à forme fixe
poèmes possédant une structure rigide et un nombre de vers imposé par la structure même de la forme poétique choisie.
Quatrain
Strophe composée de quatre vers. On en trouve à rimes embrassées ou croisées.
Rime léonime :
La rime léonime était regardée comme la plus parfaite: c'était ce que nous appelons aujourd'hui la rime riche.
Citation :
Glorieuse Vierge et. pucelle,
Qui es de Dieu mère et ancelle
Rime consonnante :
La rime consonnante était une rime moins riche. Il suffisait qu'elle sonnât à l'oreille, quoique le mot ne rimât pas par lui-même.
Citation :
Gentillesse est noble, et si l'ain
Qu'el n'entre mie en cuer vilain.
Rime rurale :
Elle a lieu entre deux mots qui riment par la consonnance, mais non par l'articulation.
Citation :
Amours me font, par nuit penser
Où je n'ose par jour aller.
Rime en goret :
Présente deux mots écrits de même, mais ayant un sens différent.
Citation :
Telle bouche dit : bonne nuit,
Qui de la langue fort me jouit.
Rime annexée :
La rime annexée ou fraternisée demande qu'un vers commence par le dernier mot ou la dernière syllabe du précédent.
Citation :
En désespoir mon coeur se mire ;
Mire (6) je n'ai sinon la mort;
Rime enchaînée :
La rime enchaînée est distincte de la précédente : elle consiste dans un certain enchaînement de mots et de sens.
Citation :
Dieu des amants, de mort me garde
Me gardant, donne-moi bonheur ;
Rime batelée :
Elle a lieu quand la fin d'un vers rime avec la césure du suivant. On se servait pour ce genre du vers de dix syllabes.
Citation :
Quand Neptunus, puissant dieu de la mer,
Cesse d'armer galères et vaisseaux.
Rime couronnée :
C'est une fin de vers précédée d'une consonnance identique.
Citation :
Ma blanche colombelle belle
Souvent je vois priant, criant;
Rime empérière :
Elle veut à la fin du vers trois consonnances pareilles de suite.
Citation :
Benins lecteurs, très diligens gens, gens,
Prenez en gré mes imparfaits faits fait...
Rime équivoque :
On nommait équivoque ou équivoquée une sorte de rime dans laquelle la dernière ou les dernières syllabes d'un vers étaient reprises à la fin du suivant, dans un sens différent.
Citation :
En m'ébattant je fais rondeaux en rime,
Et en rimant bien souvent je m'enrime
Rime brisée :
On donnait à la rime le nom de brisée, lorsqu'on pouvait briser les vers de telle manière que les repos formassent des vers, qui rimaient entre eux.
Citation :
De coeur parfait chassez toute douleur ;
Soyez soigneux, n'usez de nulle feinte ;
Sans vilain fait entretenez douceur ;
Vaillant et preux, abandonnez la feinte.
Rime rétrograde :
Ce sont des vers qui, lus à rebours, offrent encore un sens, la mesure et la rime.
Citation :
Triomphamment cherchez honneur et prix :
Désolé, coeurs, méchants, infortunes
Rime sénée :
Citation :
Ce sont des vers où tous les mots commencent par la même lettre.
Ardent amour, adorable Angélique

Rime Homophonie
Répétition d'un son entre deux ou plusieurs mots, à la fin des vers. Les 3 caractères des rimes sont : la disposition, le genre et la qualité.
Rimes féminimes et masculines
Une rime est dite :
féminine lorsque le dernier phonème est un e caduc (nommé autrefois « e féminin »)
Exemple :
[...] abolie :
[...] Mélancolie
masculine dans les autres cas :
[...] inconsolé
[...] constellé
Rondeau
Il existe différents types de rondeaux. Sous sa forme classique, le rondeau est un poème de treize vers composés sur deux rimes seulement et un refrain de deux vers au moins répété plusieurs fois (A), l'autre huit fois (B) ou vice versa.
Rondel
Il comprend trois couplets, dont le second et le troisième se terminent, en guise de refrain, par la répétition
du premier ou des deux premiers vers de la pièce : le premier couplet compte toujours quatre vers, le second trois ou quatre, le troisième cinq ou six.
Scansion
Action de scander, c'est-à-dire de faire ressortir les syllabes d'un vers (le e final à la rime est muet ; un e final à l'intérieur d'un vers n'est muet que devant un son vocalique.
Sonnet
Poème de quatorze vers composé de deux quatrains et de deux tercets formant un sizain. Chaque quatrain forme un tout sur le plan de la rime comme du sens. Les deux tercets sont inséparables. Chacun comprend deux vers rimant ensemble ; ces deux vers sont embrassés avec un troisième vers rimant avec le premier et le troisième vers du tercet suivant (CCD).
Syllabe muette
Toute syllabe, muette ou sonore, entre dans la mesure du vers français. Il n'y a d'exception que pour l'«e» final devant un mot qui commence par une voyelle ou une «h» muette, et pour la syllabe muette à la fin du vers.
Synérèse
Par opposition à la diérèse, la synérèse est la prononciation « normale » d'un mot qui comporte deux sons voyelles en contact.
On fait une synérèse si on prononce le mot « Lion » comme une seule syllabe.
La synérèse peut aussi être définie comme la fusion des deux voyelles d'une diphtongue afin de respecter le mètre dans un vers :
exemple :
«lier» (prononcé comme une seule syllabe) ou encore «écuelle» prononcé en deux syllabes (au lieu de trois).
Tautogramme
Phrase ou proposition ou vers dont tous les mots commencent par la même consonne.
Tercet
Strophe de trois vers.
Vers
Assemblage de mots réunis à l'écrit sur une ligne et régis par certaines règles rythmiques.
Vers impair
Comptent un nombre de syllabes impair - Ils sont utilisés afin de produire des effets exceptionnels ou par contraste ou recherche.
Zeugme "masculin"
Procédé qui consiste, par souci du raccourci ou pour produire un effet comique, à omettre un terme déjà présent dans un membre de phrase, dont la répétition serait nécessaire au point de vue du sens et de la syntaxe mais que le lecteur pourra rétablir de lui-même. Figure par laquelle on associe deux ou plusieurs éléments qui ne sont pas sur le même plan syntaxique ou sémantique. On parle alors de zeugme syntaxique ou de zeugme sémantique. ETYM.: du grec zeugma= " lien". Le zeugme (ou zeugma) est souvent utilisé à des fins comiques, en faisant de telle sorte que le même mot se rapporte à des choses très différentes: "J'avais la tête et les poches vides", "Il posa son chapeau et une question ". Mais ce n'est pas toujours le cas. Ainsi quand Victor Hugo parle des veuves remuant la cendre de leur foyer et de leur cœur ou quand il écrit dans Booz endormi: "Vêtu de probité candide et de lin blanc.

_________________
La seule arme que je tolère, c'est la plume !...
Gérard SANDIFORT, alias : Sandipoète

Vous êtes dans un endroit de partage !...
Il est donc exigé que vous laissiez des commentaires
sur les textes de tous les membres.
L'égocentrisme littéraire
n'est pas toléré ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
ABECEDAIRE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Abecedaire de poésie.
» le jeu de l'abecedaire
» un abecedaire free
» mon abecedaire roses
» Abecedaire abeille et coccinelle ...chez DMC en free

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aides poétiques :: AIDES LITTÉRAIRES :: QUELQUES NOTIONS DE POÉSIES :: Abécédaire Des Termes Littéraires-
Sauter vers: